Pour une vraie stratégie nationale de réadaptation en basse-vision

Au lendemain de la Journée Mondiale de la Vue soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il y a lieu de s’interroger sur l’articulation des approches CORRECTIVES et RÉADAPTATIVES en France et en Europe.

3 des grandes causes de déficience visuelles en France sont :

- la RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE, qui touche environ 1,5 million de personnes (50% des diabètes de type 2).
- la DÉGÉNÉRESCENCE MACULAIRE LIÉE À L’ÂGE ; environ 1 million de personnes, majoritairement entre 70 et 80 ans.
- les TROUBLES NEUROVISUELS, avec par exemple 1/3 des 150 000 AVC chaque année laissant des séquelles visuelles.

En 2008, le rapport parlementaire "Poletti" sur la compensation et les aides techniques, promettait des progrès de la biotechnologie tels, que tous les malvoyants retrouveraient la vue "d’ici 10 ans" (https://www.senat.fr/notice-rapport/2007/r07-462).

Nous sommes en 2018 et les biotechnologies n’en sont qu’à leur premiers balbutiements.

En parallèle, une écrasante partie des patients ne sont PAS RÉADAPTÉS, faute de véritables PARCOURS DE RÉADAPTATION et de RÉSEAUX DE BASSE VISION partout sur le territoire.

Pour quelle raison les ARS ont-elle définancés de tels réseaux lorsque ces derniers existaient ? C’est la question que nous allons poser à la Ministre de la Santé dans les prochains jours.

Cela renvoie aussi aux réflexions du Comité National Consultatif d’Éthique du 15 février 2018 (http://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/ccne_avis_128.pdf) lorsque celui-ci appelait à des réarbitrages sur l’allocation des moyens financiers entre le développement des promesses biotechnologiques et transhumanistes et le renforcement des politiques d’accompagnement du vieillissement.