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Pourquoi et comment devenir aidant numérique?

Aidant numérique, accompagner vers l’autonomie : un aidant rassure un usager devant un ordinateur affichant une progression

L’enjeu n’est plus seulement d’apprendre à utiliser un ordinateur ou un smartphone. Il s’agit de permettre aux personnes de gagner en autonomie face à des démarches de plus en plus numériques, souvent complexes, parfois anxiogènes, et en évolution constante. Dans cet espace, à la frontière entre inclusion, compétences et accompagnement, l’aidant numérique joue un rôle clé. La certification Solidarité numérique (RS 7629), proposée par Hypra, forme ces personnes ressources en 28 heures.

Qu’est-ce qu’un aidant numérique ?

Un aidant numérique est une personne capable d’accompagner des publics éloignés du numérique ou en situation de fragilité numérique, sans faire à leur place. Ce n’est pas un médiateur numérique au sens strict du titre professionnel, ni un simple participant à une sensibilisation d’une journée. C’est une personne ressource transversale, qui intervient dans des contextes variés : associatif, social, médico-social, secteur privé, bénévolat.

Concrètement, l’aidant numérique sait :

  • repérer le niveau de fragilité et le type de besoin ;
  • adapter sa pédagogie (accessibilité, handicap, illettrisme, fragilités cognitives) ;
  • accompagner vers l’autonomie, c’est-à-dire permettre de faire, mais aussi de refaire seul ;
  • sécuriser l’accompagnement (données personnelles, bonnes pratiques) ;
  • orienter vers les ressources pertinentes sur le territoire.

À qui s’adresse cette certification ?

  • agents d’accueil, d’information et d’orientation ;
  • écrivains publics
  • médiateurs sociaux
  • travailleurs sociaux
  • éducateurs
  • éducateurs spécialisés
  • intervenants des services sociaux et de proximité ;
  • référents au sein d’organisations, y compris sur l’IA ;
  • bénévoles et acteurs du tiers secteur ;
  • indépendants souhaitant cadrer et sécuriser leur pratique.

Illectronisme et fragilité numérique : ce que l’aidant numérique doit savoir repérer

L’illectronisme ne se résume pas à un manque d’équipement. Les difficultés touchent le matériel et les logiciels, mais surtout les usages et la capacité d’interpréter ce que l’on voit à l’écran. Deux familles de situations se distinguent :

  • les difficultés liées aux démarches administratives : complexité, vocabulaire, étapes multiples, justificatifs à fournir ;
  • les fragilités numériques : exposition à la désinformation, appréhension face au numérique, pratiques éparpillées, usage partiel des outils.

Certaines personnes ne sont pas vulnérables sur le plan socio-économique mais le sont sur le plan numérique : des personnes exposées à la désinformation, ou des jeunes très présents sur les réseaux sociaux mais peu accompagnés pour prendre du recul.

« C’est un nouveau champ social : des personnes qui ne sont pas forcément vulnérables socio-économiquement peuvent être vulnérables numériquement. »

Corentin VOISEUX, Directeur des opérations chez HYPRA

Si l’enjeu est l’autonomie, il faut des aidants qui travaillent la compréhension, la posture et la mise en confiance, pas seulement des tutoriels.

Une formation d’aidant numérique de 28 heures

Les dispositifs très courts peuvent être insuffisants pour couvrir le repérage, l’orientation et l’accompagnement initial. La formation de Hypra dure environ 28 heures : assez pour couvrir l’essentiel, sans longue immobilisation. Elle vise des compétences activables immédiatement et une reconnaissance de ces compétences en fin de parcours. La certification est inscrite au Répertoire spécifique, ce qui renforce sa lisibilité auprès des acteurs, notamment dans le cadre de marchés publics.

Trois piliers structurent le parcours:

  • La posture et le savoir-être : émanciper plutôt que faire pour. L’accompagnement évite deux écueils : la prise en charge totale, qui entretient la dépendance, et la verticalité, qui surcharge et décourage. La relation d’apprentissage repose sur l’échange.
  • L’accessibilité universelle. Adaptation aux handicaps, simplification cognitive, prise en compte de la manière dont chacun apprend : l’adaptation n’est pas un ajout, c’est une condition pour que l’apprentissage soit réel.
  • La pédagogie active et l’andragogie. Moins de cours magistraux, plus d’exercices, de mises en situation et de travail en groupe, avec des techniques issues de l’éducation populaire transposées à la formation professionnelle.

L’ancrage territorial est également une dimension clef. La formation inclut la cartographie des organismes, la mobilisation des acteurs pertinents et l’orientation selon le besoin : administratif, handicap, accompagnement social. Elle s’adresse aussi à des indépendants, qui doivent savoir s’inscrire dans un écosystème pour ne pas rester isolés.

Accompagner des démarches en ligne engage une responsabilité. La formation traite la protection des données personnelles et le cadre d’intervention, pour que l’aidant ne devienne ni un prestataire informatique ni le porteur de responsabilités juridiques qu’il ne maîtrise pas. Savoir quoi faire, comment le faire et quand orienter est un résultat pédagogique à part entière.

L’intelligence artificielle au service de l’aidant numérique

L’IA est incontournable dans les parcours d’accompagnement, mais la formation n’en fait pas un argument marketing. Elle aide les aidants à comprendre les usages, leurs limites et leurs risques : désinformation, croyances erronées, biais. Pour accompagner correctement, il faut un temps d’avance en culture numérique, afin de répondre à des questions parfois déroutantes, souvent naïves, parfois étonnamment avancées.

« On ne fait pas de la culture numérique avancée. On donne suffisamment pour avoir un temps d’avance. »

Jean-Philippe MENGUAL, référent handicap et formateur HYPRA

Déroulé et examen : présentiel, distance, certification

Le parcours alterne présence et travail à distance :

  • deux jours en présentiel pour travailler la posture, le savoir-être et les situations d’accompagnement, en groupe ;
  • deux jours à distance, centrés sur la culture numérique, avec des exercices interactifs ;
  • un examen à distance : un quiz d’environ 2 heures, puis un oral d’environ 40 minutes avec mise en situation, quelques semaines plus tard.

Financement : combien coûte la formation d’aidant numérique ?

Le parcours est proposé à 1 700 €. Selon votre situation :

  • CPF : le reste à charge à prévoir est de 200 €, car les financements CPF des formations au Répertoire Spécifique sont plafonnées à 1500 euros.
  • France Travail : aide individuelle pour les demandeurs d’emploi ;
  • employeur ou OPCO : prise en charge pour les personnes en emploi, selon éligibilité ;
  • autres dispositifs : financement avancé via des partenaires dans certains cas.

L’inclusion numérique durable ne repose pas seulement sur des outils, mais sur des compétences relationnelles et pédagogiques. Devenir aidant numérique, c’est apprendre à repérer, accompagner et orienter, avec des compétences validées en un temps court. Pour connaître les prochaines sessions ou financer votre parcours, rendez-vous sur cette page.

Retrouvez également le replay de notre dernière réunion d’information.

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