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Basse-vision : mode d’emploi pour financer ses aides techniques !

Bien que les nouvelles générations d’aides techniques (machine à accès universel, applications, téléphones, casques de réalité virtuelle) soient vraiment moins coûteuses que l’ancienne génération (machine à lire, télé-agrandisseur autour de 3000 euros sauf pour les plus ingénieux qui bricolent par eux-mêmes ;-)) tout en apportant davantage d’autonomie au quotidien, il se peut toutefois que vous éprouviez des difficultés à vous les faire financer.

Dans ce cas-là, ne renoncez pas, votre autonomie est votre bien le plus précieux ! Nous sommes en France et il existe de multiples guichets financiers auxquels vous adresser. Voilà la liste des portes auxquelles aller toquer, par priorité décroissante, avec votre aidant ou une assistante sociale.

D’abord, votre mutuelle

C’est le premier établissement vers lequel vous tourner. Des mutuelles ou même des banques mutualistes (Crédit mutuel, Crédit agricole) peuvent financer une partie de votre aide technique. Une mutuelle comme la Mutuelle Générale peut financer jusque 40 % de devis allant jusque 3500 euros (mais ce n’est pas la seule), vérifiez bien votre institution de prévoyance et son engagement en matière de couverture des aides pour l’autonomie en cas de maladie oculaire. Consultez votre banquier si vous faites partie d’une banque mutualiste. Si vous êtes bien accompagné, la réponse est assez rapide et efficace (2 à 4 mois).

Ensuite, votre entreprise

Si vous êtes encore en poste dans une entreprise, vous pouvez solliciter l’AGEFIPH pour solliciter un financement d’aides techniques que vous obtiendrez rapidement si vous justifiez que cette aide vous permet de vous maintenir sur votre poste de travail. Pour des entreprises comme La Poste, Orange ou encore EDF, il existe de fonds de solidarité. Ces fonds peuvent aussi vous venir en aide, même si vous êtes déjà à la retraite. Si vous êtes dans la fonction publique, vous pouvez aussi vous tourner vers le FIPHFP si vous êtes encore en poste, ou demander s’il existe un fond de solidarité propre à votre administration.

Également, les associations

Des associations comme les Chiens Guides ou la Fondation Visio peuvent vous accorder une aide substantielle si vous avez fait l’objet d’un accompagnement par l’une de leurs antennes. Le Lion’s Club est aussi réputé souvent accorder des aides financières individuelles pour les aides techniques.

Mais aussi, la Maison Départementale des Personnes Handicapées

Si votre handicap s’est déclaré avant 60 ans, vous pouvez prétendre à une aide de la MDPH, mais attention le dossier à remplir n’est pas anodin, vous pouvez vous faire accompagner par Hypra, par une assistante sociale ou par un CLIC si vous êtes une personne âgée. L’instruction du dossier peut être longue (20 mois à Paris, entre 12 et 14 mois en moyenne en France). Un reste à charge est cependant toujours à prévoir ! Sollicitez donc tous les guichets simultanément pour anticiper ce cas de figure.

Et aussi, votre Caisse de Retraite

Les guichets sociaux des Caisses de Retraites peuvent accorder des aides financières individuelles, n’hésitez pas à les contacter. Vérifiez d’abord votre régime (général, indépendant, agricole etc…) pour savoir quelle est votre caisse de retraite. Vous pouvez en avoir plusieurs, et donc testez au niveau de plusieurs d’entre elles !

Et encore, l’Allocation Personnalisée pour l’Autonomie (APA)

Si vous avez plus de 60 ans (comme 75 % des malvoyants et non-voyants), et que vous êtes classifié comme étant GIR 4 (c’est à dire que votre déficience visuelle vous empêche dans votre autonomie de tous les jours), vous pouvez prétendre à une aide de la part du Département, mais c’est assez incertain car la plupart des malvoyants restent longtemps classifiés GIR 5 et GIR 6, faute d’une perte d’autonomie suffisamment importante et ne peuvent donc prétendre à une aide. C’est idiot, mais c’est comme ça ! Espérons que la loi sur le cinquième risque change la donne !

Et enfin, votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie

Chaque CPAM en France dispose d’un guichet social pour aider les personnes les plus modestes à s’équiper pour compenser les conséquences de leur maladie, mais ce dispositif est vraiment réservé aux personnes les plus vulnérables (revenus en deça de 800 euros mensuel par exemple).