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Carenews célèbre l’entrepreneuriat social et récompense Hypra

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Découvrez comment Carenews et son classement, le Top 50 Impact, ont su mettre en valeur les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Le Top 50 Impact, une bouffée d’air frais sur l’économie sociale et solidaire (ESS)

Le Top 50 Impact est un classement des structures du secteur de l’entrepreneuriat à impact créé par Carenews, entreprise labellisée ESUS (entreprise solidaire d’utilité sociale) et qui a pour but d’accélérer le développement de l’engagement sociétal.

« Il est grand temps de mettre en valeur des solutions vertueuses et efficaces » affirme Flavie Deprez, Directrice générale de Carenews, et ce voeu a été exaucé grâce au Top 50 Impact. Il met sous les feux de la rampe des entreprises ayant eu un impact positif sur leur environnement, en montrant qu’il est possible de le quantifier et de le mesurer.

Cet impact positif est évalué grâce aux résultats extra-financiers des entreprises. Cette dimension extra-financière englobe les implications sociales, sociétales et environnementales d’une entreprise ainsi que son mode de gouvernance. Cela peut se traduire par un approvisionnement responsable, la création d’un cercle vertueux du produit grâce à une revalorisation de celui-ci, le soutien des publics marginalisés, la création d’emplois à l’échelle locale, l’instauration de bonnes conditions de travail, etc.

On pourra également souligner la prise en compte des structures représentées par des équipes lors du choix des lauréats de ce Top 50 Impact à la différence d’autres classements existants, qui valorisent le rôle d’individus inspirants et leur donne une dimension héroïque.

C’est l’équipe tout entière qui doit être récompensée car ce sont les efforts de tous qui font décoller le projet.

Corentin Voiseux – Directeur des Opérations chez Hypra

Suite à la publication de ce classement, nous avons eu l’honneur de rencontrer la secrétaire d’État à l’Économie Sociale et Solidaire, Olivia Grégoire, qui nous a reçus avec quelques autres lauréats pour une session de questions / réponses. À cette occasion, madame Grégoire nous a présenté ses objectifs pour l’économie sociale et solidaire parmi lesquels on retrouve la mise en place d’une norme européenne de la mesure de l’impact mais aussi l’ouverture de ce secteur pour permettre d’accueillir les nouveaux acteurs souhaitant évoluer dans cet environnement.

La nouvelle méthode de calcul de l’impact

En quoi une nouvelle méthode de calcul est-elle nécessaire ?

D’après la Secrétaire d’État à l’Économie Sociale et Solidaire, « faire bouger les fondamentaux de l’économie pour faire une place aux acteurs de l’économie sociale et solidaire » est fondamental. Pour ce faire, le calcul de l’impact est « le seul moyen d’objectiver le changement et d’améliorer l’empreinte des entreprises » affirme-t-elle dans la 1ère édition du Top 50 Impact.

C’est  dans cette optique que Carenews a développé, en collaboration avec ses partenaires travaillant sur le Top 50 Impact, sa méthode de calcul de l’impact avec pour ligne de mire l’objectivité.

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Les domaines d’évaluation utilisés dans cette méthode, que sont l’impact, le caractère innovant, l’implication et la responsabilité, reflètent les fondements de l’économie sociale et solidaire et font l‘objet d’une pondération suivant la méthode dite MESIS ». On remarque que les deux critères les plus importants portent sur l’impact du projet représentant 39 % de la note finale du candidat, suivi des caractéristiques du projet qui pèsent pour 23 % de la note. Il semble tout à fait normal que l’impact occupe une place prédominante dans un classement tel que le Top 50 Impact. En ce qui concerne les autres critères, il peut sembler surprenant de constater que les pratiques responsables (12 % de la note) aient une importance moindre par rapport à l’engagement de l’entreprise dans l’écosystème (18 % de la note), les sujets de gouvernance et de transparence étant des sujets auxquels le public est particulièrement sensible. On retrouvera enfin le critère de pérennité du projet comptant pour 8 % de la note.  

À la lumière de toutes ces composantes du calcul de l’impact, Hypra a été élu 3ème sur la catégorie “lien social et lutte contre l’exclusion” et 1ère sur l’inclusion numérique.

La lutte contre l’illectronisme, le fer de lance d’Hypra

13 millions de personnes souffrent aujourd’hui d’illectronisme en France. Cela se traduit par l’incapacité ou l’incommodité de certaines personnes à utiliser les outils numériques car elles n’ont jamais reçu les clés pour accéder à ces connaissances et cette culture, ou n’ont pas eu l’opportunité d’apprendre les fondamentaux dans de bonnes conditions.

L’illectronisme est un problème qui est identifié en France depuis plusieurs décennies déjà et auquel les politiques publiques ont essayé de faire face. Le nombre d’illectronistes en 2021 montre l’échec de ces mesures, que nous expliquons par leur caractère technocentré, financier et déconnecté des sciences humaines et sociales. Comme le rappelle l’anthropologue Pascal PLANTARD, cette politique, de nouveau illustrée par le plan de relance, n’a conduit qu’à une « précarisation au carré » (des médiateurs numériques fragiles socialement ou face aux technologies accompagnant des personnes en difficulté), créant une véritable défiance de la population face au numérique qui inonde notre quotidien.

Cependant, comment identifier les difficultés des usagers liées à l’illectronisme ?

C’est dans ce contexte que s’est développée Hypra et son ambition de venir compléter, par un accompagnement impliquant des professionnels de la médiation numérique au plus proche des besoins des utilisateurs, les mesures déjà mises en place par les collectivités locales pour lutter contre l’illectronisme. Hypra est une entreprise d’utilité sociale et solidaire qui travaille au quotidien pour l’inclusion numérique de tous. Nous travaillons plus particulièrement avec des seniors, des personnes malvoyantes et non-voyantes, en partenariat avec les acteurs de proximité tels que les mairies, les départements, les caisses d’assurance retraite ou les résidences autonomie.

Notre but est de rendre à ces publics l’indépendance et l’autonomie dont ils ont besoin grâce au numérique tout en leur montrant qu’il est complètement à leur portée et peut répondre à leurs besoins en fonction de leur profil.

Ce combat contre l’illectronisme a déjà permis à plus de 1 000 personnes de ne plus être exclues du numérique mais aussi de recréer du lien social, dimension d’autant plus importante en cette période de pandémie.

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